Le chabrol
" Quo's lo chabrol que reviscola, quo's lo pus grand dos medecins"
(C'est le chabrol qui ragaillardit, c'est le plus grand des médecins)
Le "chabrol", en 1836, était considéré, par tous, comme un très bon fortifiant et son efficacité était telle que même la "classe bourgeoise" ou les " gens aisés" s'adonnaient à cette pratique, et pour sauvegarder les apparences on en usait seulement en famille"!
Ce remède avait, par contre, un effet néfaste sur les honoraires des médecins de l'époque. On attribue au vin bien des vertus. On le trouve ainsi dans la compostion de nombreux remèdes traditionnels. Mais aussi le chabrol que Georges Rocal évoque en ces termes: " Sans parler, les coudes sur la table, le paysan avale cette nourriture bienfaisante, épaisse, dans laquelle la cuillère se tient droite. Il porte à ses lèvres, d'un geste lent, pieux, une calotte où le vin est mélangé au bouillin. Il a retrouvé ses forces dans cet incomparable breuvage. C'est du sang qui coule dans ses veines, qui a bu son chabrol et à l'abri de la pneumonie".
En outre dans les régions viticoles, le vin constituait un apport (souvent non négligeable) du salaire des ouvriers agricoles, alors payés en liquide!
Cette coutume se maintiendra ainsi jusqu'à la moitié du XXème siècle. Peu à peu, elle perdra de son attrait pour n'être pratiquée qu'à la campagne et essentiellement par les personnes âgées.
